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Pour ce spectacle, nous avons constitué un échantillonnage de signes traqués dans la profusion médiatique, la reproduction de l’information selon un mode épidémique ; base de données qui se manifeste par des virtualités et une performativité dramaturgique.

Nous mettons ici en jeu une énergie créatrice pour laquelle les différentes disciplines du spectacle vivant sont engagées sans rapport de subordination entre elles.

Au delà de toute narration linéaire, nous avons choisi une forme de « Traité anthropologique illustré », ouverte à l’expérimentation, alliant transversalement figuration et recherches formelles, qui s’interroge sur les notions de récit discontinu.



Collectionneur de sons, nous avons constitué un musée imaginaire, une banque de données bruitiste. Nous prélevons des échantillons dans cette bibliothèque de Babel, et par le jeu des langages, des sons musicaux et des bruits de la planète, une image complexe du monde se reflète. En organisant ces fragments par collage, hybridation, télescopage, inversion, superposition, nous élaborons un scénario sonore pseudo-narratif, qui inspire des personnages, des situations et enfin, une mise en scène.

La chorégraphie va dialoguer avec cet univers sonore, en donner une représentation, figurer un réel absurde.
A chaque son répond un mouvement précis. Les séquences s’organisent en une gestuelle fragmentée, rapide, aux dynamiques contrastées.
Ici la chorégraphie est un outil d’investigation de notre rapport au monde pour que les signes de l’humain décodent notre histoire. En véhiculant de l’émotion, du rire, de la fantaisie et par ses potentialités dramaturgiques, la danse révèle quelque chose de l’être en s’ouvrant à l’espace mental du spectateur.

Axant la recherche sur les fabriques de sens où la figure humaine prédomine, «Tableaux d’une encyclopédie » propose un univers où l’humour se conjugue à l’absurde dans un parcours du labyrinthe des signes de la modernité.